La résistance antimicrobienne
La capacité des microorganismes à s'adapter de façon très rapide à leur environnement, en développant notamment une résistance aux éléments extérieurs agressifs est aujourd'hui bien connue, et pose de nombreux problèmes.La résistance des bactéries aux agents désinfectants se traduit généralement par des changements du génome, induits par deux procédés génétiques : la mutation et la sélection. La sélection naturelle suit le principe suivant : Une mutation spontanée sur l'un des chromosomes de la bactérie va conférer à cette bactérie une résistance à un antibiotique ou à un produit désinfectant précis. Lorsque l'ensemble de la population bactérienne subit l'agression d'un biocide, seules les bactéries possédant le gène résistant ne seront pas détruites. Elles pourront alors se multiplier, et former une nouvelle colonie résistante au biocide. Pour résister à l'action des biocides, les bactéries peuvent présenter plusieurs types de modifications :
De nombreuses recherches sont actuellement menées afin de déterminer les mécanismes mis en jeu permettant d'activer une résistance à certains produits. La majeur partie de ces recherches porte sur l'étude des biofilms, qui jouent un rôle important dans la protection des bactéries contre l'exposition à des agents désinfectants. La formation de biofilm se fait en plusieurs étapes pendant lesquelles les bactéries adhèrent à la surface des équipements ou des joints, se protègent grâce à une couche de polysaccharides, et se développent sous forme de colonies. La destruction de la couche de protection est très difficile avec les moyens classiques de désinfection. La plupart des biocides nécessitent un temps d'action ou/et une concentration élevée pour agir à l'intérieur du biofilm et ainsi attaquer les cellules. Dans ce contexte, maintenir un taux de désinfectant résiduel n'est pas suffisant pour lutter contre les bactéries, si celui-ci n'est pas capable de pénétrer à l'intérieur des biofilms. Afin d'assurer l'absence de formation de biofilms, le maintient d'un taux de chloramines résiduel (supérieur à 2 mg/l dans une eau non corrosive) apporte de nombreux avantages. Dans le cas plus précis du traitement de l'eau, il faut noter que les coliformes possèdent des mécanismes de réparation. Si l'action du produits désinfectant n'est pas assez efficace, les coliformes ont le temps de réparer les dommages subis, et peuvent alors former un nouveau biofilm, ou s'attacher à un déjà existant. Il est donc important pour les installations de traitement de l'eau de conserver un taux de chloramines résiduel suffisant. A titre d'exemple, le tableau ci-dessous présente les différents organismes pathogènes transporté par l'eau, avec leur importance sanitaire ainsi que leur résistance au chlore
Résistance au chlore : Dose normal et temps normal, lorsque la résistance est modérée, l'organisme peut ne pas être totalement détruit, lorsque la résistance est faible, l'organisme est totalement détruit. Dose infectante relative : Dose nécessaire pour provoquer l'infection chez 50% de volontaires adultes. source : OMS Lenntech BV Rotterdamseweg 402 M 2629 HH Delft Pays Bas France - Belgique - Suisse - Canada tel: +31 15 27 55 715 fax: +31 15 261 62 89 e-mail: info@lenntech.com
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Emergency water treatment
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